L’édifice actuel est en fait la réunion de trois maisons. 

La première fait angle avec la rue du rocher de Cancale et la rue des Chasseurs, elle se composait à l’origine d’une pièce au rez-de-chaussée et d’une chambre à laquelle on accédait par une échelle meunière. L’origine de son acquisition par mes arrières arrières grands-parents remonte aux alentours de 1870.

Ils habitaient le vieux village et ils vinrent s’installer au quartier bas, mais la maison s’avéra rapidement trop petite.

C’est alors que la Basilice : la propriétaire de la maison voisine, celle qui présente au rez-de-chaussée une pièce de part et d’autre de l’entrée, vendit son bien.

L’arrière grand-père de mon père, Alphonse Combres, qui représente pour toute ma famille, la pierre angulaire de la tribu et par lequel tout est arrivé, en fit l’acquisition. C’était autour de 1900 et cette acquisition coïncida avec l’arrivée de la fée électricité : véritable révolution. Elle m’a été ainsi contée par mes grands-parents, l’eau ne coulait pas encore au dessus des éviers et un puits dans la cave palliait cette carence.

Les grands-parents, les enfants et les petits enfants occupaient toute la maison, c’est alors qu’il fallut songer à pousser les murs.

Une troisième petite maison, dont subsiste encore la porte d’entrée et dont la pièce principale et la chambre se trouvaient au 1er et 2ème étage, vint finir de composer ce qui aujourd’hui est devenu la Maison Familiale.

Les caves à vin furent rajoutées par la suite, construite sur des terrains vagues dans les années 1920, elles ont servi à mes arrières grands-parents, à mes grands-parents, mon père y vinifia notre vin pendant plus de trente ans, aidé pendant quelques années par mon frère.

Elles recèlent encore aujourd’hui deux immenses foudres en chêne de 105 et 120 hectolitres chacun. Les rails de pressoirs hydrauliques et les cuves de fermentations sont encore visibles.

J’espère que vous vous sentirez comme chez vous dans cette maison de famille où j’ai le plaisir de vous accueillir.

Anne